Vous pouvez penser que je vous entretiendrai, aujourd'hui, d'actualité.
Je vous ai toujours informé sur ce qui vous intéresse c'est à dire d''actualité communale et intercommunale et je manquerais à mes engagements si je ne le faisais pas aujourd'hui.
Je dois préciser une nouvelle fois que le blog que j'alimente est personnel, qu'il m'appartient, et que je pourrais vous parler d'autre chose si je le voulais. Mais je pense toujours que je dois l'utiliser à des fins d'information publique, c'est ce que je fais le plus fidèlement possible.
Je n'aime pas beaucoup parler de ma personne, de mes sentiments et de mes valeurs. Mais en ce moment je viens d'être profondément éprouvé et j'ai besoin de m'exprimer.
Ma personne : je suis Pierre Paillès, père et grand père, issu d'une famille d'agriculteurs d'Espira du Conflent, marié depuis 1967 à Vinça, à une vinçanaise. Depuis mon jeune âge je vis dans l'ambiance de service au public étant fils et petit fils de maire et je sais ce qu'est rendre service. Je me suis, depuis très longtemps, impliqué dans la vie communale et intercommunale. Mon engagement dans le milieu associatif local m'a donné l'occasion d'aider, très souvent au détriment de ma vie familiale, beaucoup de Vinçanais. Vous m'avez, chers vinçanais, rendu vos remerciements grace à votre amitié !
La population vinçanaise m'a élu conseiller municipal, puis m'a fait un immense honneur de m'élire maire. Dans cette fonction j'y mets tout mon coeur, et j'en connais aussi ses vicissitudes agréables et désagréables. Je l'assure avec plaisir et passion, parce que j'aime mon village et ses habitants.
Dans ma fonction de maire j'ai travaillé sans relâche pour que chaque demande qui m'a été faite, que ce soit dans le domaine de l'emploi ou dans celui de la recherche de logements, soit suivie d'une réponse positive. J'ai toujours reçu les personnes (de Vinça et d'ailleurs) qui ont eu la gentillesse de me demander un rendez-vous, je les ai écoutées avec beaucoup d'attention et j'ai essayé de les aider à rechercher une solution à leurs problèmes. Quel plaisir pour moi de rendre service, quelle satisfaction personnelle !
Je ne parlerai pas de mes fonctions professionnelles, vous pouvez vous douter que, comme tous mes collègues enseignants, j'ai vécu (37 ans) auprès de la jeunesse en véhiculant les connaissances, mais surtout les valeurs humaines. Dans chacune des mes décisions d'homme et d'élu, car l'élu doit prendre des décisions importantes, j'ai oeuvré pour le bien de la collectivité et essayé de rendre service à tous dans un esprit de justice et d'équité.
J'ai en permanence tenu compte des valeurs qui m'ont été transmises par les miens, valeurs qui sont encrées en moi et que je ne transgresse jamais. Elles sont pour moi fondamentales, ces valeurs sont surtout, la justice et l'équité, comme je l'ai dit, mais aussi solidarité, aide aux personnes en difficulté dans un souci permanent de maintien du respect et de la liberté. Ces valeurs sont ma raison d'être et ma raison d'exister.
Alors, pourquoi aborder ce thème aujourd'hui, vous pouvez penser, vous qui parcourez la presse locale, que je puisse être affecté par l'article paru hier dans la rubrique "courrier des lecteurs".
Pas du tout gêné que l'on brandisse mon nom et que l'on m'attaque, j'ai bien compris que nous étions en campagne et le fait que le texte emprunte des chemins politiciens ne m'étonne pas outre mesure. En ce qui me concerne je ne suis pas dans cette démarche et cette attitude me laisse quelque peu indifférent.
Par contre, je n'ai pas du tout (mais alors pas du tout) apprécié les attaques directes proférées à l'encontre de mes collaborateurs et en particulier de F. Llagonne Secrétaire Général. Mes collaborateurs sous sa direction assurent une mission de service public avec beaucoup de compétence et d'efficacité en intégrant les valeurs que je viens d'exprimer. Mais sachez que l'on ne peut s'exprimer de la sorte sans réaction des personnes mises en cause et sans que je réagisse. Je leur renouvelle ma confiance pleine et entière. Mais je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour les défendre dans ces attaques injustes.
En ce qui me concerne, je dois dire que j'ai été touché dans mon for intérieur lorsqu'on ma accusé de comportement politicien partisan.
Les faits : la location d'un appartement municipal situé au dessus de l'école maternelle.
Ce logement qui m'a été maintes fois demandé alors qu'il était encore occupé, a fait l'objet d'une réflexion, nous avons dans un premier temps pensé que nous devions le garder comme logement de fonction. Nous avons tout dernièrement décidé de le louer eaprès avoir réalisé les travaux nécessaires et nous avons lancé une publicité.
Plusieurs demandes nous sont donc parvenues et j'ai demandé qu'une commission étudie ces demandes. Aucune décision définitive n'a pour l'instant été prise sur la désignation du locataire.
J'ai donc reçu un des demandeurs dernièrement et je lui ai bien dit qu'il me semblait que la commission avait fait une proposition, j'allais donc me faire préciser le contenu de la proposition. J'évoquais à mon visiteur la possibilité de louer un appartement de l'immeuble Prades si celui-ci avait été attribué. Les appartements de cet immeuble Prades n'étant pas encore terminés et sachant que la personne était toujours en location, je lui ai demandé de prendre patience. Réponse immédiate, j'ai donné congé de mon appartement et je dois trouver à me reloger dans l'immédiat.
N'ayant aucun élément de réponse à ce moment là et voulant à tout prix lui donner une solution d'attente, j'ai eu la malencontreuse idée de parler du camping. Le fond de ma pensée étant la location provisoire, soit de l'appartement du camping, soit d'un mobilhome afin d'assurer la transition. Quel crime avais-je commis !
Voilà tout simplement pourquoi est paru, l'article du courrier des lecteurs !
En ce qui concerne l'appartement, la commission va donc sélectionner un locataire en tenant compte des valeurs que je viens d'avancer , les critères de rang et de besoin seront avancés en priorité, dans le cadre d'une démarche juste, équitable et objective.
Depuis, je me suis inquiété de la situation de la personne, je suis soulagé pour elle et ses enfants, car ses bailleurs vont la maintenir dans son appartement malgré sa demande de congé.
Quant aux propositions d'appartements elles restent valables.
D'autant que des solutions vont exister car la municipalité a eu le courage et l'initiative de proposer plusieurs solutions de logement : 8 futurs à l'immeuble Prades et 12 potentiels par l'Office66 à l'immeuble Durand et Alart.
Mais pour ces appartements il faudra attendre la fin de leur construction.
A bientôt
Pierre